lundi 30 avril 2012

Prometheus Landscape II


Jan FABRE nous présente ici sa vision du mythe de Prométhée, et comme sa réputation de metteur en scène sulfureux le précède, on sait d’emblée que l’on ne sortira pas indemne de ce spectacle. Le spectacle commence par un discours sur le besoin de héros dans notre société, en ces temps où les médias font leur Une sur les faits divers les plus glauques, où l’on parle exclusivement des travers dans lesquels les Hommes se perdent car cela fait vendre, ce discours fait mouche. Prométhée est le Superman de l’antiquité, cet être supérieur qui s’est attaché à nous, simples humains, et qui s’est sacrifié pour nous donner le feu. A la fin de ce prologue, le spectacle commence réellement et jusqu’à la fin, ce sera un déchainement de fureur, de nudité, de souffrance et de chaos. Il me semble que JAN FABRE à tenté de nous montrer comment les Hommes ont pervertis ce cadeau de Prométhée, le feu au lieu de nous rassembler nous à renvoyé vers nos instincts les plus primaires, les plus bestiaux. Si cela est effectivement le message que le metteur en scène souhaitait nous faire passer alors il est compréhensible. Mais est ce que le spectacle se résume à cela ? Je ne pense pas. L’inconvénient c’est que face à une telle profusion d’action, de geste, de cri, il est difficile de comprendre quelque chose. La scène est remplie de personnages qui évoluent indépendamment des autres, on ne sait pas sur lesquels se concentrer, et il est impossible d’avoir une vue d’ensemble. Jan FABRE veut nous perdre et malheureusement il n’y parvient que trop bien, et cela nuit à la compréhension. On peut concevoir que ce spectacle mise plus sur les sensations que sur la compréhension, mais même dans ce cas là il y a un autre problème. On est constamment dans l’excès. La nudité en soi ne me gène pas, mais son omniprésence entraine une certaine lassitude. Il y a une nette volonté de choquer de la part de JAN FABRE, et pour cela il utilise une succession d’image choc, de danseur souffrant physiquement, je vous passe les détails. Mais le fait qu’il y en a tant, donne un aspect caricatural au spectacle. La surprise ressentie au début du spectacle devant de telle image s’estompe au fur et à mesure, cela en devient presque comique, banal, le spectacle aurait gagné à faire preuve d’un peu plus de finesse et de subtilité. Ici rien n’est suggéré, tout est montré à l’état brut et cela dessert plus le message qu’autre chose.

DALLERY
Boris
AS3 

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