jeudi 21 avril 2011

Lille Art Fair : l'art contemporain comme marchandise ?






Du 24 au 27 mars se tenait au Grand Palais Lille Art Fair, la foire européenne d’art contemporain. Pour sa 4ème édition, les organisateurs ont vu les choses en grand : en plus d’accueillir une large palette de disciplines, peinture, sculpture, gravure, installation, design… c’est la vidéo qui a fait son entrée, courts métrages amateurs et expérimentaux étaient donc présentés. Et cette année pas moins de 70 galeries étaient présentes pour vendre leurs œuvres. En effet, le but ici est avant tout de vendre et non de mettre en lumière le travail d’artistes, ce qui peut en déconcerter plus d’un, d’autant plus qu’il s’agit bien d’art contemporain, pas toujours très facile d’accès aux non connaisseurs. On peut donc se poser la question de la marchandisation de l’art, doit on considérer une œuvre dans son unicité ou peut elle être dupliquée ? En outre, certaines galeries cherchent à montrer tout ce qu’elles ont à proposer et sont alors exposés côte à côte tables design, peintures de paysages, sculptures d’inspiration orientale et portraits kitsch ornés de petites lumières clignotantes. Mais les responsables des galeries sont toujours présents pour éclairer les intéressés. Etaient tout de même mis à l’honneur deux artistes : le français Pierre Riba qui travaille le craton pour lui donner une seconde vie et créer des sculptures et des masques d’inspiration primaire. Ce sont trois galeries différentes qui ont décidé de réunir ensemble plusieurs de ses œuvres. Ainsi que l’artiste belge Michel Folon et ses aquarelles et sculptures à la fois empreintes de poésie enfantine et de gravité.




Lille Art Fair est parvenu à convaincre encore une fois, la foire à accueilli cette année près de 15000 visiteurs.


Maud Fournier AS1

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