samedi 23 avril 2011

Le déjà vu, vu et revu

K-rush, movie moving de Pal Frenak joué à la rose des vents du 9/03 au 10/03


K-Rush, movie moving, le titre de ce spectacle de danse en dit déjà long sur le thème abordé, et sur sa redondance. Soyons dan sle ton, soyons lourd et sans surprise, ce spectacle fait donc référence au cinéma et plsu précisement aux films de voyage et de route, soit les road trip movie et la fameuse fatal collision. Notons aussi la grande participation du sexe dans cette chorégraphie.


L'aspect positif de ce spectacle est son adhérence au sujet proposé, nous avons donc une voiture en plein milieu de la scène, une Cadillac qui plus est, accompagné de scénettes tels que la fuite, la blonde fatale fumant sa cigarette, les silhouettes irréprochables, le viol à l'arrière et le cadavre dans le coffre. Et lorsque l'on parle de sujet respecter voyons aussi le micro films qui défilent sur l'écran entre aigle volant dans le ciel bleu et autres stéréotypes.


Qui est Pal Frenak? Quel est son message? Hongrois d'origine, ce chorégraphe dit avoir trouvé en France les outils nécessaire à son langage, notamment la danse contemporaine et le cinéma... Il dit avoir trouvé le moyen de communiquer par des "mouvements organiques et frénétiques", il parle sans doute de la sexualité bestiale mise en scène, et parfois poussé à une brutalité qui apparait comme un viol de l'intimité. Ce spectacle, non linéaire est en réalité en ensemble de situations en présence d'une voiture, métaphore de l'idée du voyage? Cependant si la mise en scène reste lourde et l'idée de base un peu plate, notons l'incroyable technique des danseurs et danseuses, et leur plastiques aidant sans doute à la cohérence du thème.


L'idée des jeux de mots dans le titre reste à mon avis la recherche la plus intéressante. Nous avons ici la présence de "rush" de cinéma soit les bribes d'images tournées avant le montage, qui sont ici représentés par les extraits de "road movie" et "K-rush" laissant sous entendre le crash en voiture l'accident, le violent très présent lui aussi dans les "road movie", Nous y voyons clairement l'hommage fait à David Crosenberg, et son film Crash. Le sous titre "Movie-Moving" comme idée de continuité et de mouvement met en lien direct avec la pellicule qui tourne sans arrêt, possible clin d'œil au cinéma soviétique, Dziga Vertov (la toupie qui tourne), j’y vois la une référence dans le choix de cette première redondance qui sera précise une multitude de fois dans les mouvements de têtes circulaires repris par la majorité des danseurs. Voila pour moi la recherche, qui malgré sa grossièreté donne une envie d'escapade.


On l'aura compris, l'esprit d'évasion prévu dans le genre cinématographie repris par le chorégraphe n'est pas au rendez vous. Nous sommes face à une expérience qui nous enlise dans les clichés du cinéma américain...


Lucie Dorchies AS1

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire