jeudi 21 avril 2011

"k.Rush" ou l'hybridation du cinéma et de la danse.




Les 09 et 10 Mars dernier, à La Rose des Vents, était représenté "k.Rush", la nouvelle chorégraphie de Pàl Frenàk.




Dès le départ, nous constatons que ce spectacle peut aisément se doter de l'étiquette "novateur" car il est à la croisée de deux genres : Le cinéma et la danse, deux arts qui ne s'accouplent habituellement jamais. Ainsi, dès lors que nous apercevons la cadillac sur scène, nous sommes directement plongés, même contre notre gré, dans un monde tout à fait parallèle, celui du cinéma. De plus, un écran situé dans le fond de la scène accentue fortement cette impression puisque sur cet écran passent différentes scènes se déroulant à la mer, à la campagne... maintes fois pendant le spectacle, alors que les danseurs ont dors et déjà quitté le plateau. Ce spectacle repose donc sur un schéma en deux temps : Danse - Cinéma - Danse - Cinéma... mais mêle parfois les deux également et ce quand les danseurs adossent le rôle de personnages issus tout droit de films quand ils portent certaines tenues ou qu'ils adoptent certaines attitudes propres aux grands rôles emprunt du septième art. De plus, le rôle de la cadillac n'est pas annodin puisque cette voiture est l'emblème des grands films classiques des années 50. Cette voiture possède un rôle central dans ce spectacle puisqu'à plusieurs reprises on l'utilise comme un réel jouet : On la bouge, on l'a décompose totalement pour en faire une pièce à vivre...
Néanmoins, un autre thème est fortement présent dans "k.Rush" : Les rapports amoureux et notamment ceux que l'on retrouve dans le cinéma classique. En effet, le plus souvent, les danseurs sont associés par deux et on voit alors apparaître les différents visages que peut avoir une relation amoureuse. Tantôt le couple se dispute, tantôt les deux protagonistes s'embrassent avec fougue... Même une connotation de relation homosexuelle pointe alors le bout de son nez. Cependant, ce spectacle ne s'adresse absolument pas à tout le monde. Premièrement, il n'est pas préconisé pour les plus jeunes puisqu'à plusieurs reprises, des personnages se déshabillent, parfois sans raison, ce qui témoigne de la liberté des corps. En plus de cela, il est tout de même préférable d'avoir une bonne culture cinématographie pour aller voir ce spectacle. Pas n'importe quelle culture cinématographie me direz-vous, puisqu'il serait alors recommandé de connaître le cinéma étranger et celui des années 50 pour apprécier l'oeuvre dans son intégralité. Ne seriez-vous pas perplexe devant un spectacle bourré de références cinématographies dont vous ignorez l'existence bien que les choréagraphies soient parfaitement maîtrisées ?


Mélissa Haddadi, AS1.

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