lundi 10 mai 2010

Ice de François Verret à L'opéra de Lille


C'est à partir d'un texte de la britannique Anna Kavan, que le chorégraphe Francois Verret a trouvé son inspiration pour nous délivrer un spectacle enivrant : Ice.

Qualifié de spectacle de danse contemporaine, en réalité Ice nous offre bien plus que de la danse. Effectivement dès le lever du rideau une vidéo nous est présentée, celle-ci permet de nous faire rentrer directement dans un univers particulier; s'en suit la danse, mais aussi la musique qui laisse alors place à un véritable concert, effectivement un mélange de Jazz, de chants africains et même de rap nous est proposé, le tout accompagné par un violoncelle électrique joué en direct.

Impressionné par ce qui se déroule sous mes yeux je m'accroche à la rambarde du balcon pour ne rater aucun moment, notamment ces jeux de lumières et rideaux pour le moins impressionnants, mais c'est alors que la magie va se « glacer » pour moi lorsque je remarque que la langue shakespearienne est la principale et unique langue de Ice, cherchant les sous titres en vain, je vais malheureusement me focaliser là-dessus cherchant a comprendre le moindre petit bout de phrase, pensant que celui-ci était la clef du spectacle.

En réalité le spectacle ne donne pas de réponse particulière, c'est au spectateur de se faire son propre ressenti, la langue anglaise n'a donc presque aucune importance..

C'est alors que je sors déçue de l'opéra ayant la frustration d'être passée à côté de quelque chose, néanmoins je me rappelle les chants et le travail sur la lumière qui est d'autant plus remarquable quand la lumière devient un véritable acteur, dessinant les espaces scéniques et laissant apparaître un à un les interprètes qui se déchainent, se tordent sur le plateau, se violentent.

« Sur les récitations anglaises du narrateur qui ne viennent que comme scansion (et non narration), les images s'enchaînent, au spectateur de se laisser porter dans cet univers. Faut-il traquer des correspondances, des échos ? Les compositions sont travaillées au millimètre jusqu'aux variations de lumières les plus ténues, jusqu'au jeu des lourdes tentures avec lesquelles les (excellents) danseurs de la compagnie FV évoluent sur le plateau. » la voix du Nord.

Cependant, si j'avais pu lire la critique de Ice donnée par la Voix du nord avant d'assister aux spectacle, je me serais certainement moins focalisée sur le texte et j'aurais alors pu mieux profiter du spectacle qui m'était offert.


Justine Van De Rosieren As1

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